Les agents FPH de nouveau sur le podium des travailleur.euse.s les plus maltraités

Cette année encore, avec une lassitude qui frôle l’exaspération, la CFDT Santé-Sociaux constate que les annonces du gouvernement ne permettent pas de reconnaître, à sa juste valeur, l’engagement quotidien des agent.e.s de la Fonction publique hospitalière.

Certes, certaines de nos revendications ont obtenu des réponses favorables :

  • la poursuite de la mise œuvre du dispositif PPCR (parcours profession-nels, carrière et rémunération) ;
  • l’ouverture d’une concertation pour mettre en place une indemnité annuelle de 200 euros favorisant les mobilités durables ;
  • une réévaluation de l’indemnité compensatrice de la hausse de la CSG au 1er janvier 2020 (nous attendions une pérennisation de cette mesure) ;
  • la confirmation de la mise en œuvre de la GIPA (garantie individuelle du pouvoir d’achat) en 2019 ;
  • l’augmentation du remboursement forfaitaire des frais de repas dans le cadre des missions de formation qui passe de 15,25 € à 17,50 €.

Mais, au contraire des agent.e.s des fonctions publiques d’État et Territoriale, ceux de l’Hospitalière ne bénéficient pas d’une revalorisation de la monétisation de leur compte épargne-temps. On ne peut pourtant pas décemment considérer qu’ils supportent, durant leur service, une charge de travail allégée.

Cette injustice est d’autant plus inacceptable que les mesures salariales actées en 2018 n’ont toujours pas été mises en œuvre dans la Fonction publique hospitalière. La CFDT Santé-Sociaux dénonce avec vigueur cette exclusion qui, dans le contexte actuel, confine à la provocation.

Et ce n’est pas l’instauration d’un intéressement collectif ni le relèvement du plafond d’heures supplémentaires pouvant être effectuées par les agent.e.s qui vont améliorer la situation financière et les conditions de travail de l’ensemble des travailleur.euse.s de ce secteur.

On peut aussi relever des évolutions, comme l’indemnisation de l’exercice en gérontologie pour les aides-soignant.e.s ou l’indemnité forfaitaire de risque versée aux personnels des services d’urgences, hospitaliers et mobiles. Ces mesures sont parcellaires et accentuent les inégalités entre professionnel.le.s et services.

Pour autant, la CFDT Santé-Sociaux constate qu’elles ont été obtenues après une forte mobilisation des professionnel.le.s concernés. Elle en prend acte pour l’avenir pour obtenir la satisfaction des revendications qu’elle porte pour l’ensemble des personnels de ce secteur.

(communiqué de presse fédération santé sociaux)

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